Voici la plante que les chercheurs recommandent pour un air plus sain à la maison

Publié le 16 octobre 2025 par Benoît

Illustration de la plante pothos (Epipremnum aureum) recommandée par des chercheurs pour un air intérieur plus sain à la maison

Nous passons plus de 80 % de notre temps à l’intérieur. L’air y est parfois plus chargé qu’à l’extérieur, saturé de COV, de poussières et d’humidité stagnante. Face à ce défi discret, les chercheurs tournent leur regard vers une alliée modeste, esthétique, robuste. Elle grimpe, cascade, s’adapte. Et surtout, elle agit. Sans gadget coûteux. Sans entretien préoccupant. Cette plante, accessible et tolérante, s’invite sur l’étagère, près du canapé, au coin du bureau. Son atout majeur : une capacité documentée à capter des polluants domestiques courants. Voici pourquoi des équipes scientifiques la recommandent pour un air intérieur plus sain, et comment l’installer pour qu’elle donne le meilleur d’elle-même chez vous.

La Plante que les Chercheurs Plébiscitent : le Pothos

Capable de prospérer là où d’autres végètent, le pothos (Epipremnum aureum) est une liane tropicale souple, feuillage vernissé, panachures lumineuses. Il aime la lumière tamisée, tolère l’ombre, supporte l’oubli d’arrosage. Idéal pour les débutants. Surtout, il présente une surface foliaire généreuse et une croissance vive, deux facteurs qui favorisent la transpiration et l’absorption de composés présents dans l’air. Des équipes universitaires et des études de référence en qualité de l’air d’intérieur le citent régulièrement parmi les espèces les plus utiles en conditions domestiques.

Pourquoi lui et pas seulement la mode des “plantes dépolluantes” ? Parce qu’il conjugue résilience, facilité de culture et capacité à croître en pots classiques ou en suspension, au plus près des sources de pollution : cuisines, bureaux, salons. En plus de l’aspiration de certains COV via les stomates, son substrat abrite des microbiotes capables de dégrader des molécules comme le formaldéhyde. Le tout, sans machine ni filtre à changer. Visuellement, il dynamise l’espace, adoucit l’acoustique, crée un coin vert qui apaise. Une plante simple. Efficace. Et très accessible en jardinerie.

Ce que Dit la Science : Polluants Ciblés et Résultats Mesurés

Depuis la célèbre étude de la NASA (1989) jusqu’aux travaux plus récents menés en environnement réel par des laboratoires universitaires, le pothos revient régulièrement dans le peloton de tête. Les tests en chambre montrent des baisses mesurables de formaldéhyde, benzène et toluène lorsque le feuillage est sain et que le substrat est aéré. Des expériences en pièces occupées suggèrent aussi une réduction de certains COV lorsque plusieurs plantes bien développées sont regroupées. Les mécanismes : adsorption sur la cuticule, absorption stomatique, puis biofiltration microbienne au niveau des racines.

Polluant ciblé Sources domestiques Efficacité relative du pothos Éléments de preuve
Formaldéhyde Peintures, meubles neufs, textiles Réduction mesurable en chambre Tests contrôlés, études de laboratoire
Benzène / Toluène Solvants, encres, produits de bricolage Abattement partiel Chambres expérimentales, revues
NO₂ (indirect) Cuisine au gaz, trafic urbain Effet possible en cluster Observations en milieux intérieurs

Important : une plante ne remplace pas la ventilation ni l’aération. Elle complète une stratégie d’hygiène de l’air faite d’ouvertures quotidiennes, de réduction des sources et d’entretien régulier. L’effet du pothos dépend de sa taille, de la lumière disponible, du volume de la pièce, de l’activité microbienne du substrat. Résumé pragmatique : plus de feuillage sain, mieux c’est. Plusieurs pots moyens, placés près des zones d’émission, sont souvent plus efficaces qu’un seul grand sujet isolé au fond de la pièce.

Bien Entretenir le Pothos pour Maximiser les Bénéfices

Installez-le à lumière vive sans soleil direct. Il tolère l’ombre, mais sa croissance ralentit, donc moins de surface active. Arrosez quand les 2–3 cm supérieurs du terreau sont secs. Évitez l’excès d’eau : racines asphyxiées, microflore affaiblie. Un substrat léger, drainant, riche en matière organique favorise la biofiltration. Brumisez par temps sec. Essuyez les feuilles : la poussière freine l’échange gazeux. Des feuilles propres augmentent immédiatement l’efficacité de capture. Taillez pour ramifier, bouturez pour multiplier et former un “rideau” vert près du bureau ou du plan de travail.

Pour optimiser l’impact, créez un cluster de 3 à 5 pots intermédiaires regroupés à 1–2 mètres des sources (imprimante, entrée, cuisine). Ajoutez une circulation d’air douce : ventilateur en vitesse basse quelques minutes par heure. Fertilisez légèrement au printemps, jamais à forte dose. Température idéale : 18–26 °C. Attention : le pothos est toxique en cas d’ingestion pour chiens et chats (oxalates de calcium). Placez-le en hauteur si besoin. Et souvenez-vous : aucune plante, si performante soit-elle, ne remplace la ventilation mécanique contrôlée ni l’aération croisée.

Le pothos coche des cases essentielles : robuste, économique, esthétique, scientifiquement crédible pour contribuer à la qualité de l’air. En l’associant à une aération quotidienne, à l’évitement des sources (peintures, solvants, sprays parfumés) et à un entretien simple, vous construisez une routine saine et réaliste. Commencez petit : un pot près du bureau, un autre au salon. Observez, ajustez, multipliez. Votre maison respire mieux quand ses plantes respirent bien. Et vous, où placeriez-vous votre premier cluster de pothos pour qu’il travaille là où l’air en a le plus besoin chez vous ?

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10 réflexions au sujet de “Voici la plante que les chercheurs recommandent pour un air plus sain à la maison”

  1. Super article, merci pour les conseils concrets. J’ignorais l’importance d’essuyer les feuilles pour améliorer l’échange gazeux. Je vais tenter un petit cluster près du bureau et observer si l’air paraît moins lourd.

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  2. Question bête mais pratique: le pothos supporte-t-il les mois où je pars en vacances? Arrosage oublié garanti… Je ne veux pas retrouver un spaghetti vert desséché en rentrant.

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  3. Merci! Petite inquiétude : avec un chat curieux à la maison, où placer la plante pour éviter les grignotages ? Une étagère haute suffit-elle ou faut-il suspendre les tiges?

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  4. Honnêtement, j’adoore l’idée. Entre la déco et le coup de pouce sur les COV, c’est pile ce qu’il me fallait. Je vais bouturer comme un-e pro et installer un rideau vert au salon!

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  5. Petit rappel demandé: “lumière vive sans soleil direct”, ça correspond à quelle distance d’une fenêtre orientée est ? Et arrosage, plutôt toutes les deux semaines en hiver?

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  6. Retour d’expérience: j’ai mis 4 pots en cluster près de l’imprimante + un petit ventilo en vitesse 1. Odeurs de solvants nettement moins présentes. Pensez à netoyer les feuilles, la poussiere revient vite!

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  7. Top de rappeler que la plante complète la ventilation. Avez-vous un ordre de priorité clair entre ouverture des fenêtres, VMC, réduction des sources et ajout de pothos pour un appartement de 45 m²?

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  8. Serait-il possible d’avoir une petite checklist imprimable ? Entretien, fréquence d’arrosage, hauteur idéale, astuces anti-poussière… Je veux briefer mon coloc qui oublie toujour tout.

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  9. Je viens d’adopter un pothos doré et il grimpe déjà! Merci pour l’idée du rideau végétal, ça change l’ambiance du salon 🙂 Des conseils pour le faire ramifier sans le stresser?

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  10. Curieux à propos du microbiote du substrat: faut-il un terreau spécifique ou un mélange maison suffit? Un peu de compost mûr aide-t-il la biofiltration, ou risque de moisissures si l’air est humide?

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